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Une étude met en lumière la gravité des images d’abus pédosexuels et une nouvelle initiative vise à aider les victimes

Le très jeune âge des victimes et la gravité des abus soulignent la nécessité d’une intervention immédiate


Pour diffusion immédiate

WINNIPEG (Manitoba) – Une nouvelle étude réalisée par le Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE) ravive les inquiétudes quant à l’ampleur et à la gravité des images d’abus pédosexuels et appelle à trouver de nouvelles solutions.

« Il est particulièrement inquiétant de constater le très jeune âge des enfants sur ces images. Ces enfants sont fort probablement victimes d’abus sexuels aux mains de personnes qu’ils connaissent, souligne Lianna McDonald, directrice générale du CCPE. Déjà que les abus sexuels ont des conséquences terribles pour les enfants, l’enregistrement et la diffusion de ces abus sur Internet vient aggraver leur traumatisme. »

Ce rapport, intitulé Les images d’abus pédosexuels sur Internet : Une analyse de Cyberaide.ca, repose sur l’analyse de près de 152 000 signalements et de 43 762 images et vidéos différentes classées pornographie juvénile. Près de 80 % des images analysées par Cyberaide.ca montrent de très jeunes enfants prépubères âgés de moins de 12 ans, dont la majorité ont moins de 8 ans et près de 7 % sont des bébés ou des bambins. Le plus troublant, c’est la gravité des abus que l’on y voit : 50 % des images montrent des agressions et des activités sexuelles explicites, et près de 70 % des images semblent avoir été prises dans une résidence privée.

« Les abus pédosexuels et l’exploitation sexuelle des enfants sont des crimes particulièrement horribles, observe Bob Paulson, commissaire de la GRC. C’est pourquoi nous poursuivons nos efforts pour secourir les victimes et traduire en justice ceux qui utilisent les technologies de façon malveillante pour faire du mal à des enfants. Il faut améliorer les outils dont les forces policières ont besoin pour enquêter sur ces crimes graves contre les enfants et les prévenir. »

Le rapport illustre la gravité du problème et démontre qu’il faut déployer plus d’efforts afin d’identifier ces victimes, d’arrêter les délinquants et de réduire la disponibilité de ce contenu sur Internet. Il recommande aussi de mieux sensibiliser la population à l’égard des abus pédosexuels et d’encourager les adultes à les signaler.

Les victimes d’abus enregistrés sur support numérique et diffusés sur Internet ont besoin d’un soutien particulier. Pour mieux comprendre leurs besoins, le CCPE réalisera une enquête auprès de la première génération de victimes d’abus dont les images ont circulé sur Internet et a mis en place un groupe d’experts internationaux pour l’accompagner dans ses efforts. Cette enquête permettra d’étudier les difficultés particulières vécues par cette population et de déterminer les changements d’ordre politique, législatif et thérapeutique à apporter pour répondre aux besoins particuliers de ces victimes.

« En tant que victime de cette forme d’exploitation sexuelle d’enfants plus horrible que tout, je me suis souvent sentie seule, incomprise et impuissante. Il est temps que le monde comprenne les conséquences inimaginables que nous subissons comme victimes de la pornographie juvénile. Nous devons nous faire entendre pour aider ceux qui cherchent à mieux comprendre et à nous aider », déclare une survivante d’abus pédosexuel dont les images ont circulé sur Internet.

Le CCPE collaborera avec le groupe de travail et formulera vers la fin du printemps une série de recommandations dans le but d’améliorer les modalités d’intervention auprès des victimes de la pornographie juvénile. Un rapport sera également remis aux intervenants du milieu concernant les bonnes pratiques et les façons de répondre aux besoins particuliers de cette population.

« Il est temps que nous assumions collectivement nos obligations face à la dure réalité à laquelle sont confrontées ces personnes lorsque l’abus sexuel dont elles ont été victimes a été enregistré et mis en ligne, ajoute Mme McDonald. Les victimes rapportent souvent qu’il leur est particulièrement difficile de surmonter l’idée que des images de ce qu’ils ont subi circulent de façon incontrôlée et que l’on puisse encore y avoir accès. Il faut que ça change. »

Le CCPE et d’autres partenaires internationaux lanceront un appel pour encourager d’autres victimes potentielles à se manifester et à chercher de l’aide.

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