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Pendant très longtemps, on ne pouvait y changer quoi que ce soit. C’est sur Internet — un trou noir rempli de code exempt de toute loi. Il existe maintenant une solution pour lutter contre les images d’abus pédosexuels, et cette solution s’appelle Projet Arachnid.

— Une membre des Phoenix 11

Projet Arachnid : L’accessibilité des images d’abus pédosexuels sur Internet

Il y a toute une chaîne de fournisseurs de services électroniques, de forums à images, d’hébergeurs et d’autres acteurs qui rendent possible l’accès aux images d’abus pédosexuels sur Internet. À partir des données recueillies par Projet Arachnid, le CCPE a produit un rapport inédit qui porte un regard différent sur l’accessibilité des images d’abus pédosexuels sur Internet et le traitement des demandes de suppression que Projet Arachnid adresse à ces entreprises.

Attendre de l’industrie qu’elle investisse volontairement des ressources pour prévenir l’accessibilité des images d’abus pédosexuels, conclut le rapport, s’avère une stratégie inefficace; il faut que les gouvernements du monde entier imposent une réglementation significative qui fait prévaloir la protection et le droit à la vie privée des enfants et des survivant.e.s.

Lire le rapport

Faits saillants

  • Projet Arachnid a détecté et vérifié plus de 5,4 millions d’images et adressé des demandes de suppression à plus de 760 FSÉ dans le monde.
  • La grande majorité des images d’abus pédosexuels détectées par Projet Arachnid ne sont pas physiquement hébergées sur le Web clandestin. En revanche, le Web clandestin sert tout de même de véhicule principal pour diriger les internautes vers des endroits où trouver de telles images sur le Web visible.
  • Projet Arachnid fait la preuve de son efficacité avec un délai de suppression médian de 24 heures. Il est toutefois troublant de constater que 10 % des images signalées sont restées en ligne plus de sept semaines (42 jours) avant de devenir inaccessibles.
  • Dans l’ensemble, les images d’adolescents plus âgés (à l’état post-pubère) mettent beaucoup plus de temps à être supprimées que les images de victimes plus jeunes (à l’état prépubère).
  • Près de la moitié (48 %) des images pour lesquelles Projet Arachnid a envoyé une demande de suppression avaient déjà été signalées au fournisseur de services.
  • Près de la moitié (48 %) des images détectées sont liées à un service d’hébergement de fichiers exploité par un opérateur de télécommunications français — Free.fr.
  • Le rythme auquel Projet Arachnid détecte les images suspectes dépasse de loin les ressources humaines disponibles pour les examiner. Au moment de la rédaction du présent rapport, le CCPE accuse un arriéré de plus de 32,8 millions d’images suspectes à examiner.

Recommandations

Sur la base des millions de demandes de suppression qu’il a envoyées, le CCPE formule les recommandations suivantes dans le but d’aider les décideurs politiques à élaborer des cadres réglementaires efficaces pour lutter contre les images d’abus pédosexuels et les images préjudiciables ou violentes sur Internet :

  1. Instaurer et imposer un devoir de diligence assorti de sanctions financières en cas de manquement.
  2. Imposer certaines obligations légales aux fournisseurs de services électroniques en amont et à leurs clients en aval.
  3. Obliger les plateformes qui hébergent des contenus générés par les utilisateurs à utiliser des outils automatisés de détection proactive des images.
  4. Établir des normes quant aux contenus qui, sans nécessairement être illégaux, restent préjudiciables ou violents à l’égard de personnes mineures.
  5. Imposer des normes de modération humaine.
  6. Fixer des exigences pour la vérification du consentement des sujets et de l’identité des utilisateurs.
  7. Établir, au niveau de la conception même des plateformes, des normes destinées à réduire les risques et à promouvoir la sécurité.
  8. Établir des normes quant aux mécanismes de signalement d'utilisateurs et des obligations de suppression d’images.

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