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UN NOUVEL OUTIL PERMETTRA DE MOBILISER PLUS DE CANADIENS DANS LES RECHERCHES D’ENFANTS DISPARUS

Le Centre canadien de protection de l’enfance dévoile aussi les résultats préliminaires d’une étude sur les enfants enlevés et assassinés au Canada

24 mai 2012
Pour publication immédiate

TORONTO (Ontario) : À la veille de la Journée internationale des enfants disparus, le Centre canadien de protection de l’enfance lance un nouveau service appelé AlerteEnfantsDisparus et dévoile les résultats préliminaires d’une étude inédite sur les enfants enlevés et assassinés au Canada. Initiative du programme EnfantsPortesDisparus.ca, AlerteEnfantsDisparus est un nouveau service d’alerte à la population qui permet aux Canadiens qui s’y inscrivent de recevoir, à travers diverses plates-formes électroniques, des alertes ciblées en cas de disparition d’enfant dans leur secteur.

« Notre gouvernement prend très au sérieux la sécurité des citoyens, en particulier celle des membres les plus vulnérables de notre société : nos enfants, déclare l’hon. Rob Nicholson, ministre de la Justice et procureur général du Canada. Nous félicitons le Centre canadien de protection de l’enfance de ce qu’il fait pour retrouver les enfants disparus, soutenir leurs familles et nourrir la recherche sur les enfants disparus et enfants exploités sexuellement. »

Complémentaire aux programmes provinciaux d’alerte AMBER, le service AlerteEnfantsDisparus s’applique à un plus grand nombre de cas de disparition d’enfants après une évaluation individualisée du risque. Ce service permet d’envoyer des alertes à la population dans des cas qui ne répondraient peut-être pas aux critères de l’alerte AMBER, mais qui profiteraient néanmoins d’une mobilisation massive et rapide de la population.

« Lorsqu’un enfant est porté disparu, il n’y a pas une seconde à perdre, souligne Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l’enfance. Le service AlerteEnfantsDisparus permettra de créer, dans toutes les régions du Canada, des réseaux de gens aux aguets qui pourront fournir des informations à la police et qui participeront aux recherches pour retrouver nos enfants disparus. Plus il y aura de gens qui seront informés de la disparition d’un enfant, plus il y aura de gens aux aguets, et cela augmentera d’autant les chances de retrouver l’enfant sain et sauf et de le ramener auprès des siens. »

« J’invite toutes les familles du Canada à s’inscrire auprès du Centre canadien pour recevoir les alertes du service AlerteEnfantsDisparus. Il faut qu’on soit prêts la prochaine fois qu’un enfant disparaîtra. Cela ne changera rien à la tragédie que nous avons vécue, mais nous espérons que ce service crucial empêchera une autre famille de vivre ce que nous avons vécu suite à l’enlèvement et à l’assassinat de Kimberly », note Jo-Anne Landolt, tante Kimberly Proctor, une élève de 12e année de Langford (Colombie-Britannique) qui fut enlevée et assassinée en mars 2010.

Les résultats préliminaires de la nouvelle étude du Centre canadien découlent d’une première analyse de 82 cas d’enlèvement et d’assassinat d’enfant survenus au Canada depuis 1961. Les cas à l’étude portent sur des enlèvements d’enfants de 16 ans ou moins commis par une personne ne faisant pas partie de la famille de l’enfant. Le Centre canadien espère que cette étude permettra de mieux comprendre pareils crimes et de formuler des recommandations en vue de prévenir de telles tragédies.

Les résultats préliminaires indiquent qu’un nombre prépondérant d’enfants victimes dans les enlèvements étudiés étaient des filles (82 %) et que 62 % des enfants victimes étaient âgés de 12 ans et moins. De plus, 94 % des ravisseurs étaient des hommes, et parmi le très petit nombre de ravisseuses identifiées, la plupart n’avaient pas agi seules, mais en complicité avec un homme.

Afin de mieux comprendre les circonstances entourant les crimes de ce genre, les chercheurs ont procédé à une analyse approfondie de 23 des 82 cas. Voici leurs premières constatations :

  • Dans 83 % des cas, le motif de l’enlèvement était sexuel ou présumé sexuel.
  • Dans 65 % des cas, aucune trace de contacts préalables entre le ravisseur et l’enfant victime n'a été relevée.
  • Dans 43 % des cas, le ravisseur habitait dans le même immeuble d’appartements ou le même quartier que l’enfant victime.
  • Dans 57 % des cas, le ravisseur avait amadoué l’enfant victime (par ex., en lui offrant des cadeaux) et dans 30 % des cas l’enfant s’est fait enlever de force.
  • Dans une large proportion des cas (78 %), l’enlèvement est survenu dans un lieu où l’enfant aurait pu être considéré en sécurité (par ex., dans la rue ou dans une aire de jeu près de chez lui).
  • Dans 57 % des cas, l’enfant victime a été choisi au hasard. Dans 19 % des cas, le ravisseur a jeté son dévolu sur un enfant qu’il avait choisi.

« Les résultats montrent précisément à quel point ces ravisseurs sont imprévisibles et dangereux. Ils profitent de situations où les enfants vaquent à leurs occupations normales, et il est de la première importance d’agir rapidement. Nous voulons mobiliser le plus grand nombre possible de Canadiens dans les recherches. J’invite tous les Canadiens à s’inscrire tout de suite sur le site AlerteEnfantsDisparus.ca afin de recevoir les alertes », ajoute Mme McDonald.

La version définitive du rapport Les enfants enlevés et assassinés au Canada devrait paraître en 2013. Elle contiendra un certain nombre de recommandations à l’adresse des décideurs et autres acteurs à la recherche de solutions pour réduire les cas de disparition et d’exploitation d’enfants. À partir des résultats cette étude, le Centre canadien élaborera des outils d’éducation et de sensibilisation sur les mesures à prendre pour renforcer la sécurité personnelle des enfants et mettra ces outils à la disposition des parents et du grand public.

  • Cliquez ici pour télécharger le document d’information sur le service AlerteEnfantsDisparus.
  • Cliquez ici pour lire le document d’information sur l’étude Les enfants enlevés et assassinés au Canada.
  • Cliquez ici pour lire le discours de Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l’enfance.

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